Abraham se leva de bon matin; il prit du pain et une outre d'eau, qu'il donna à Agar et plaça sur son épaule; il lui remit aussi l'enfant, et la renvoya. Elle s'en alla, et s'égara dans le désert de Beer-Schéba.
Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un des arbrisseaux,
et alla s'asseoir vis-à-vis, à une portée d'arc; car elle disait: Que je ne voie pas mourir mon enfant! Elle s'assit donc vis-à-vis de lui, éleva la voix et pleura.
Dieu entendit la voix de l'enfant; et l'ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit: Qu'as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il est.
Lève-toi, prends l'enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation.
Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; elle alla remplir d'eau l'outre, et donna à boire à l'enfant.
Dieu fut avec l'enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d'arc.
Il habita dans le désert de Paran, et sa mère lui prit une femme du pays d'Egypte.
Genèse 21:14 à 21
 

Sans ressources et sans soutien

Ce qui est arrivé à Agar nous arrive tous à un moment de notre vie. Il nous arrive tous à un moment d'être en perte de repères et de nous sentir perdus... comme dans un désert.

"Elle s'en alla, et s'égara dans le désert".

Nous sommes d'abord animés par des sentiments de frustration. Quel manque de gratitude de la part d'Abraham que d'avoir chassé celle qui lui donna son premier fils! Quel manque de reconnaissance de la part de Sara que d'avoir exigé l'expulsion de sa servante alors que c'est elle même qui l'a donnée pour femme à Abraham! Agar a alors toutes les raisons de se sentir frustrée, et rejetée. De plus, les maigres ressources qu'on lui a donné, sont épuisées.

"Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un des arbrisseaux, "

Comme pour Agar, il arrive un moment où toutes nos ressources sont épuisées. Plus de soutien, plus d'aide. Il n'y a que ce vaste désert qui s'étend. Nous ne voyons aucune issue favorable à notre situation... et nous pleurons.

"et alla s'asseoir vis-à-vis, à une portée d'arc; car elle disait: Que je ne voie pas mourir mon enfant! Elle s'assit donc vis-à-vis de lui, éleva la voix et pleura."

Comme Agar, nous préférons parfois tourner le dos au problème plutôt que de le confronter. Mais Dieu lui, voit notre problème.

Dieu pour ressource et pour soutien

"Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il est."

Quelle que soit la distance que nous avons voulu mettre entre notre problème et nous, il nous faudra tôt ou tard réagir. Notre logique, nos raisonnements, font que nous voyons le désert comme un lieu de mort. N'est-ce pas ce que pensait également Israël à sa sortie d'Egypte? Mais Dieu veut justement nous priver de tout le soutien que l'on avait en Egypte, tout le soutien que l'on avait chez Abraham, pour être notre seul soutien! Israël n'était plus esclave en Egypte mais a regardé à l'aridité du désert et n'a pu se réjouir. Agar n'était plus servante chez Abraham mais a regardé à l'outre vide et n'a pu se réjouir. Ne regardons pas le désert mais regardons à Dieu qui rend le désert habitable. Ne regardons pas à nos ressources épuisées mais regardons à Dieu qui pourvoit à tous nos besoins.

"Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; elle alla remplir d'eau l'outre, et donna à boire à l'enfant."

Nous pleurons pour l'outre vide mais Dieu veut nous donner mieux! Mais nous ne verrons pas ce que Dieu a de mieux si nous ne nous levons pas et ne confrontons pas notre problème.

 "Lève-toi, prends l'enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation."

Ces projets qui nous semblent voués à l'échec, ces ambitions qui nous semblent impossible à réaliser... parce qu'on manque de ressource, parce qu'on manque de soutien, parce qu'on est seul... Dieu lui s'y intéresse!

"Dieu fut avec l'enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d'arc."

Ce projet que nous pensions voué à l'échec peut grandir malgré l'adversité des alentours. Le désert n'est pas une fin en soi. Que Dieu nous ouvre les yeux et nous conduise vers la source. Vers Jésus.

Ne cherchons pas à changer le désert mais changeons plutôt le regard que nous portons sur le désert. Il peut nous apporter plus qu'il n'y paraît.